Histoire

Qui sommes-nous ?

Automne 1945. La Seconde Guerre mondiale vient de prendre fin. Pour les quelque 300 habitants de Froideville, comme pour ceux de toute la Suisse, c'est la fin d'un cauchemar.
Après six années de menaces, de mobilisations, de soucis, de privations, c'est un " ouf " de soulagement. On veut se changer les idées, s'amuser, chanter, danser…

Le village de Froideville vit encore replié sur lui-même : mauvaises communications, à part le tram qui nous relie au chef-lieu depuis Montheron; on se déplace à vélo : il n'y a que trois ou quatre autos dans le village. La télévision est inconnue. Les jeunes, comme les moins jeunes, veulent revivre et participer au soulagement mondial.

Une chorale pour un nouveau départ

C'est dans cette atmosphère que naît l'idée de créer une société de chant : pour se réunir, chanter ensemble, préparer de soirées, jouer des pièces de théâtre, s'amuser, danser. Une chorale a déjà existé il y a une vingtaine d'années : pourquoi ne pas la ressusciter ?
L'idée se concrétise par l'arrivée en automne d'un nouvel instituteur, Frédy Nicod, qui lui aussi souhaite diriger une société de chant. Les contacts sont pris, on prépare des statuts. Tout le village est invité à une assemblée constitutive.
Cinquante personnes y participent. D'emblée, Aimé Thuillard se dit porte-parole de la grande majorité de l'assemblée, qui aimerait voir revivre l'ancien choeur d'hommes L'Espérance. Par contre, Frédy Nicod souhaite un choeur mixte pour le choix des chants, et pour permettre aux dames et aux demoiselles d'y participer. Il est soutenu par Henry Mathey et Adrien Martin.
Une votation a lieu : la création du choeur mixte L'Alouette est acceptée par 31 voix contre 14. Un certain nombre de messieurs quittent la salle. Henri Mathey est élu président.

Une première soirée est préparée durant l'hiver. Elle a lieu au début du mois d'avril 1946, et se donne dans la grange de François Thuillard, où une scène de fortune est montée ! On joue une comédie : " La Gerce ".
Pendant ce temps, les adversaires du choeur mixte fondent un choeur d'hommes, L'Espérance. Il est dirigé par l'instituteur de Villars-Tiercelin. Ils préparent également une soirée qui se donnera dans la même grange.

Un local ad hoc est vraiment nécessaire; raison pour laquelle le Conseil général, sur la base d'une proposition individuelle, décide, le 16 mai 1946, la construction d'une grande salle.
Pour la deuxième soirée, qui se donnera dans la nouvelle grande salle - pas encore terminée -, on a choisi une nouvelle comédie : " Piclette ".

Fusion des deux sociétés

Durant près de deux ans, les deux sociétés, L'Espérance et L'Alouette, cohabitent avec une émulation réciproque et un brin de jalousie. Mais, en 1947, le directeur du choeur d'hommes quitte Villars-Tiercelin. Qui le remplacera ? Le comité demande une entrevue à l'instituteur de Froideville. Frédy Nicod accepte alors de diriger le choeur d'hommes à deux conditions :

  • une société qui s'appellera L'Union Chorale L'Espérance sera fondée, avec un seul comité et les mêmes statuts
  • on chantera des choeurs d'hommes, des choeurs mixtes, voire des choeurs de dames, en répétitions séparées.

Cette fusion, qui va rétablir la paix dans le village, est acceptée par les deux sociétés. La première assemblée générale a lieu le 9 décembre 1947. Henry Mathey est élu président de l'Union Chorale, qui porte bien son nom. Frédy Nicod est chargé de la direction des choeurs et de la mise en scène des pièces de théâtre. Fonction qu'il remplira, avec quelques interruptions, respectivement 1958 et 1968.

Pas d'événements particuliers pour les années suivantes :

  • la période du Nouvel-An est choisie pour les soirées annuelles; ce choix durera très longtemps
  • la section choeur de dames tient peu de temps; faute de répértoire et de conviction
  • la section choeur d'hommes dure plus longtemps mais s'effrite aussi peu à peu. Les départs n'étant pas remplacés, elle disparaît vers 1960
  • l'Union Chorale, elle, tient bon. Elle est attractive : la plupart des jeunes y participent. Elle joue son rôle : à la fois culturel et convivial. Courses et rallyes entretiennent l'amitié. Il y a naturellement quelques ombres : directeurs et comités se plaignent périodiquement de l'absentéisme, des arrivées tardives. Comme dans toutes les sociétés, il y a parfois des chicanes. Mais elles restent superficielles et ne durent pas, grâce, entre autres, à la fermeté, au dynamisme et au dévouement des présidents qui se succèdent à la tête du comité. Depuis Henri Mathey, président fondateur, citons Henri Martin (cinq ans), Daniel Delisle (deux ans), Edmond Martin (deux ans), Roger Clerc (deux ans), René Martin (cinq ans), Claude Charles (six ans), Olivier Martin (vingt ans), Michel Vodoz (trois ans), Christian Götz (un an), Mathias Haefeli (trois ans), François Mathey ( 8 ans) et depuis 2010 Martine Ecuyer?

Une troupe de théâtre

Concernant la partie théâtrale, après les comédies du début, la troupe alterne pièces dramatiques, comme " Flammes " en 1949, ou " Le Meidze " en 1952, grands mélodrames, comme " Les Misérables " en 1956, " Monte-Christo " en 1958, " Le Bossu " en 1963, ou encore des pièces plus modernes telles que " Marius " en 1965, " Fanny " en 1966, " César " en 1968, mais aussi " Le journal d'Anne Frank " en 1964. Plus récemment, sous la houlette de Catherine Tencalla, les acteurs ont interprété " L'Homme de plâtre " en 1998, ou " Monsieur Amilcar " en 2000.

Pour ce qui est du chant, l'Union Chorale demande, en 1949, son adhésion à l'Association régionale de chanteurs du Gros-de-Vaud ; seul le choeur d'hommes est accepté comme membre, la section mixte étant considérée comme " invitée ". Mais, quelques années plus tard, les choeurs mixtes se faisant de plus en plus nombreux, nous sommes admis à part entière et participons aux " girons " bisannuels. Dès qu'un local adéquat (la salle de gym) le lui permet, Froideville organise le giron en 1989.
Dès 1958, plusieurs directeurs se sont succédés, souvent pour de courtes périodes. Le comité est donc souvent à la recherche de la perle rare. Des directrices ont cependant marqué la société tant par leur sens musical, la qualité de leur direction que les résultats obtenus. Citons Josiane Terrien, Monique Jaccoud et  Eliane Favez.

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Nouvelle orientation...?

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En 1994, L'Espérance est invitée à collaborer avec la Chorale de la Police de Lausanne, pour participer à la soirée annuelle de cette société, à la salle du Comptoir suisse à Beaulieu. Au programme : " Le Fantôme de l'opéra ", comédie musicale inédite, composée, préparée et dirigée par Patrick Bocherens et Christian Gasser.

En 1995, Patrick Bocherens prend la direction de la Troupe. Une nouvelle comédie musicale, oeuvre des mêmes compositeurs, est créée, et produite en janvier 1996 : " Le Manteau d'Arlequin ". Le succès considérable des représentations, l'accueil du public, le plaisir des chanteurs de plus en plus nombreux et de plus en plus jeunes ouvrent des perspectives nouvelles à l'Union Chorale de Froideville.
Depuis, se sont jouées dans le même registre " L'Arbre Lyre " en 1997, " Froideville ferme son Cinéma " en 1998, " Les Treize Lunes " en 1999, " Le Mayflower " en 2000 , " le Chant des Cigales " en 2001, "Les Misérables" en 2002 et, pour finir, "Il était une fois à l'ouest de Cold City " en 2003. Toutes ces oeuvres sont composées ou adaptées par Patrick Bocherens.

... Et pour janvier 2004 : une re-création (pour fêter les 10 ans de la première) du "Fantôme de l'Opéra", en comédie musicale ! Jusqu'à son départ en 2009, Patrick Bocherens à continué à mettre tout son talent au service de la société pour nous créer des comédies musicales toujours plus incroyables.

Lors de son départ, il a fallu trouver du monde pour reprendre en main la société. Un groupe de chanteurs s'est alors lancé dans l'aventure de Maurice en vadrouille. Création de l'histoire, des textes et de la mise en scène, autant de choses que Chantal Bocherens, Claire-Lise Boillat, Myriam Bussard, Vérène Volkhart, Jonathan Mermier et Damien Gumy ont décidé de prendre en main. Un nouveau directeur a été engagé en la personne de Philippe Tefsler.

Nouveau départ

Une année après notre directeur démissionne. C'est l'occasion pour Ariane Miéville, chanteuse de la société depuis sa plus tendre enfance, de reprendre la direction et de mettre tout son savoir au profit de la chorale. C'est alors que Jonathan Mermier et Damien Gumy lui soufflent l'idée de monter Notre Dame de Paris. Et c'est sans hésiter et avec une nouvelle fois une équipe de motivés qu'elle se lance dans l'aventure!

Depuis 2010, Ariane Miéville a monté Notre Dame de Paris, Starmania et a créé de toutes pièces Les Mystères de Knossos avec sa sœur Julia Miéville.

Historique original écrit par Frédy Nicod
complété au fil du temps par les différents webmasters